Le printemps était le temps de l'explosion volumineuse des arbres, de la pousse gigantesque des herbes, de la floraison des fleurs, et des couples. & je les vois tous s'aglutiner les uns sur les autres durant les fêtes, se blotir les uns contre les autres sur les bancs de la place de la liberté, cherchant un peu de chaleur physique, mais pas que. Tous à me faire repenser à cette chose que je n'ai pas. Ils possèdent ce bien, nous le montre, nous narguant de leur bonheur qui est futile pour nous, mais qui prend une place relativement " importante " pour eux ( Ah l'universalité de la relativité me perdra souvent ). Je ne peux plus détourner le regard sans prendre le risque d'en voir d'autres, avec le malheur cette fois-ci, de reconnaitre une tête dans ce petit duo. Une tête familière, qui me faisait nerveusement sourire à l'apparition de son minois. Un sourire gêné qui n'est devenu qu'un rictus. Oui car ce sourire est ironique, je ris de leur bonheur qui va être mis à terme dans quelques temps, je le sais. Je ris d'être tombée dans un paneau si flagrant. Je ris de moi et de ma bêtise. Je ris d'eux. Je ris comme le printemps est terminé et que l'été est arrivé depuis quand même quelques temps. Je ris comme " la fin n'a pas de fin " et que d'une certaine façon le printemps est encore là, me narguant en multipliant les couples sur les bancs. Je ris comme ce n'est pas finit & je n'ai pas finit d'en baver. Je ris, ironiquement, pensant à ce triste sort, mieux vaut en rire qu'en pleurer. Je ris.
De toute façon, il(s) n'en valai(en)t pas la peine ? Non ? ...

